Revue de presse

ICI Radio-Canada: Québec présente son plan d'action sur le trouble du spectre de l'autisme

ICI Radio-Canada: Québec présente son plan d'action sur le trouble du spectre de l'autisme

Reportage d'Olivier Bachand et Extrait de l'Émission 24/60: Entrevue avec Lucie Charlebois

CLIQUEZ ICI (2e vidéo) pour voir l'extrait de l'émission 24/60 - Entrevue avec la Ministre Lucie Charlebois qui annonce en excluvisité 11 million de surplus pour la première année donc pour un total de 40 million pour 2017. 




Le gouvernement du Québec a présenté mardi son plan d'action sur le trouble du spectre de l'autisme, attendu depuis fin 2015, qui vise à réduire les listes d'attente pour l'accès aux programmes d'aide et à offrir davantage de services d'accompagnement aux enfants autistes et à leurs proches.

« Je vous ai entendus », a lancé d’emblée aux familles la ministre déléguée à la Réadaptation et à la Santé publique, Lucie Charlebois, répondant ainsi aux appels à l’aide de parents à bout de souffle.

En vertu du nouveau plan d’action, 29 millions de dollars seront investis annuellement, de 2017 à 2022, afin de « rehausser les services en matière du trouble du spectre de l’autisme et réduire les listes d’attente », a dit la ministre Charlebois qui a aussi annoncé l'ajout de 11 millions supplémentaires lors d'une entrevue avec Anne-Marie Dussault mardi soir.

« J'ai eu un autre 11 millions aujourd'hui pour justement faire en sorte que l'on va aller plus vite dans la réduction de la liste d'attente, alors c'est sûr que l'on va atteindre notre objectif de 45 % [de réduction de la liste d'attente cette année] », a-t-elle dit.

À cette somme s’ajoutent aussi 1,25 million de dollars à des fins de recherche, de formation et à la création d’outils d’intervention.

En moyenne, les familles québécoises doivent attendre deux ans pour que leur enfant reçoive un diagnostic et deux autres années pour des soins, selon la Fédération québécoise de l’autisme (FQA). La lenteur du système contraint de nombreux parents à se tourner vers le privé et à payer de leur poche.

Ce plan d’action n’est pas une fin. C’est un grand pas vers l’avant.

Lucie Charlebois, ministre à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie

Parmi les 35 mesures, le gouvernement s’engage à offrir un soutien financier à près de 700 nouvelles familles, en mettant à leur disposition des services de « répit, de dépannage et de gardiennage ». Cette mesure représente « une élimination complète de la liste d’attente », a souligné la ministre Charlebois.

Le gouvernement a aussi annoncé l’assignation systématique d’un intervenant pivot pour chaque jeune, dès l’accès aux services, afin d’alléger le poids des démarches administratives pour les parents d’enfants autistes.

Le plan d'action mis de l’avant par le gouvernement libéral fait suite aux priorités discutées au cours du Forum québécois sur le trouble du spectre de l’autisme, qui s’est tenu en février 2016, a précisé Mme Charlebois.

La directrice générale de la FQA, Jo-Ann Lauzon, salue cette première étape. « Donc oui c’est un bon début, dit-elle. On parle de 45 % de la liste d’attente la première année, mais on n'a pas parlé de la deuxième année. Il y a quand même 55 % des familles qui vont rester sur la liste d’attente. Mais il faut voir que c’est un nouvel investissement et c’est déjà 45 % des familles qui, hier, n’avaient pas de services qui là vont rentrer dans le réseau. »

Elle rappelle cependant la réalité statistique de l'autisme. « On le sait, au Québec, le taux de prévalence double à tous les 4 à 5 ans. Donc c’est un plan d’action sur cinq ans et le taux de prévalence va avoir doublé dans cinq ans. »

Jo-Ann Lauzon salue aussi l'intention du gouvernement d'assurer une continuité de services pour les autistes de plus de 21 ans. « On avait l'impression qu'au Québec, après 21 ans, on n'était plus autiste! »dit-elle.

« Actuellement, quand ces jeunes sortent de l’école à 21 ans, il faut qu'un parent quitte son emploi parce qu’il n’y a pas de services. Si ces jeunes peuvent aller en centre de jour, les parents vont pouvoir poursuivre leur vie active. Pour les autres, il y a déjà des programmes d’employabilité, mais il n’y en a vraiment pas assez. Alors si on investit, ça permet d’accompagner ces adultes-là à chercher un emploi et à le maintenir aussi », a ajouté la directrice de la FQA.

Au Québec, le dernier plan d’action sur l'autisme remonte à plus de 13 ans.

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